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J’entends souvent des craintes vis-à-vis de l’hypnose. Ce qui est normal. Ce post sert à répondre a certaines des questions que la majorités des gens peuvent avoir.

POURQUOI L’HYPNOSE NOUS FAIT PEUR ?

Parce que mal connue, l’hypnose souffre encore de bien des a priori, négatifs le plus souvent.

L’HYPNOTISEUR VA ME PLONGER DANS LE SOMMEIL

Il ne s’agit pas d’un état de sommeil ou d’une forme d’inconscience, mais plus précisément d’un « état modifié de conscience », un état particulier où l’on est à la fois ici et à la fois ailleurs. C’est un état de distraction ou d’hyperconcentration que l’on traverse plusieurs fois par jour sans le savoir. C’est le cas, par exemple, quand on prend le métro, que l’on plonge dans ses pensées et qu’on réalise tout à coup qu’on vient de faire tout le trajet et qu’il est temps de descendre : il y a une une distorsion du temps, c’est-à-dire qu’il passe plus lentement ou plus vite que d’habitude.

L’HYPNOTISEUR VA PRENDRE LE CONTRÔLE DE MA VOLONTÉ

Un bon hypnothérapeute ne vous fera jamais rien faire contre votre gré. L’hypnotiseur a un pouvoir très relatif, ce sont les suggestions qu’il va faire au cours de la séance qui vont, tels des cailloux lancés dans l’eau, faire des ronds qui se propagent au fur et à mesure, à leur rythme. Notre inconscient va adopter les suggestions si elles lui conviennent. D’une certaine façon, on accepte de « perdre le contrôle » le temps de la séance pour retrouver et reprendre le contrôle de sa vie.

L’HYPNOSE RISQUE DE FAIRE RESSORTIR MON CÔTÉ SOMBRE

Certains vont comparer l’inconscient à un ange gardien qui veille sur nous depuis toujours, d’autres à une sorte de boîte de Pandore qu’il vaut mieux ne pas ouvrir.

En fait, cette vision de l’inconscient comme réservoir de pulsions et de refoulement remonte au temps de Freud. Les hypnothérapeutes d’aujourd’hui s’inscrivent dans la lignée de Milton Erickson (le père fondateur de l’hynose ericksonienne) qui a montré que l’inconscient est un réservoir de ressources, actif, bienveillant et respectueux de la personne. D’une manière générale, les suggestions produisent un résultat. Donc tout dépend de ce qu’on demande. De ce que l’on vient chercher.

TOUT LE MONDE N’EST PAS HYPNOTISABLE

En théorie, 100% des personnes sont hypnotisables. Mais les moyens pour entrer dans un état de transe sont très personnels et diffèrent d’une personne à une autre. Dans le cadre d’une thérapie, l’hypnotiseur va recueillir des informations auprès du client pour pouvoir ensuite créer le contexte favorable qui permettra l’entrée en transe.

J’AI PEUR DE NE PAS ME RÉVEILLER

Beaucoup de personnes ont peur de ne pas se réveiller mais aucune crainte à avoir : ce n’est pas parce qu’on travaille avec l’inconscient qu’on est inconscient. Comme tout état intérieur, l’état d’hypnose ne dure qu’un temps. A la fin de la séance, le patient revient à la réalité en douceur au terme d’un compte à rebours, sans sensation de malaise. Et s’il y avait tout à coup un danger en cours de séance (un incendie par exemple) vous seriez immédiatement réveillé par votre inconscient qui réagit 10 fois plus rapidement que votre partie consciente, et qui veille sur vous depuis toujours.

ON SAIT QUAND ÇA COMMENCE… MAIS ON NE SAIT PAS QUAND ÇA FINIT

L’hypnose fait partie des thérapies brèves, inutile de raconter sa vie en long et en large, c’est « où j’en suis aujourd’hui » et « qu’est ce que je veux pour moi » qui importent. On travaille avec un objectif précis, mesurable, et raisonnable. Il est atteint rapidement et une règle d’or : jamais plus de 10 séances par problématique. La plupart du temps 3 à 4 séances suffisent amplement.

via top santé

En savoir plus :Journal d’une hypnothérapeute de Catherine Roumanoff-Lefaivre, éditions Eyrolles

Derrière chaque dépendance, une douleur

Tabac, alcool, drogues, médicaments, café, jeu-vidéo, smartphone, jeu d’argent, malbouffe…

Des choses très différentes en apparence… mais qui répondent souvent au même besoin.

👉 Remplir un vide, chercher une sensation.

👉 Faire taire une émotion.

👉 Fuir une réalité trop lourde, trop stressante, trop douloureuse.

Alors on cherche quelque chose — ou quelqu’un — pour apaiser, anesthésier, occuper l’esprit… même quelques minutes.

Le problème, c’est que ces solutions soulagent à court terme, mais entretiennent le mal-être à long terme.

Le vide revient. Parfois plus grand. Alors on augmente la dose, la fréquence, le besoin.

Et si, au lieu de lutter uniquement contre le comportement, on allait écouter ce qu’il essaie de dire ?

Derrière une dépendance, il y a souvent :

✨ une émotion non exprimée

✨ un besoin non reconnu

✨ une blessure non apaisée

Se libérer, ce n’est pas seulement arrêter. C’est comprendre.

Estime de soi ou confiance en soi : ne confondez plus

Estime de soi, confiance en soi… et si le vrai travail commençait à l’intérieur ?

L’estime de soi, c’est ce qui reste quand les doutes prennent toute la place.

C’est la valeur que tu te donnes, même quand tu te sens bloqué, fatigué, ou que tu as l’impression de ne plus avancer.

C’est cette voix intérieure qui peut soutenir… ou freiner.

La confiance en soi, elle, se construit dans l’action.

Elle varie selon les situations, les expériences, les blessures aussi.

La confiance te fait agir.

L’estime de soi te permet de ne pas t’abandonner en chemin.

Et parfois, malgré toute la volonté du monde, le mental seul ne suffit pas.

L’hypnose permet de libérer les blocages inconscients,

de réparer ce qui s’est construit trop tôt ou trop douloureusement,

et de reconnecter à une estime de soi plus juste, plus stable, plus apaisée.

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Ce que vous répétez devient automatique

Le pouvoir de nos habitudes

Notre cerveau crée des circuits neuronaux qui se renforcent à chaque répétition d’une action ou d’une pensée. Plus nous reproduisons un comportement, plus ce circuit devient automatique.

Cependant, notre cerveau est extrêmement malléable, ce que l’on appelle sa plasticité. Cela signifie qu’il est capable de s’adapter, de se réorganiser et de créer de nouvelles connexions en fonction de nos expériences et de nos efforts.

Ainsi, il est tout à fait possible de développer de nouvelles habitudes ou d’en modifier d’anciennes en créant de nouveaux choix et de nouvelles expériences.

Image by Chen from Pixabay

Le seul regard qui compte, c’est le tien

Le seul regard qui compte, c’est le tienFais ce qui te fait avancer. Pas ce qui les rassure.

Tu ne dois rendre des comptes qu’à toi-même.

Ton succès, ton rythme, tes choix… c’est toi qui les définis. Pas ta famille, pas tes amis, pas la société.

La réalité ? Ceux qui critiquent sont souvent ceux qui n’ont jamais osé. Alors arrête de chercher leur approbation. Concentre-toi sur ton chemin, pas sur leurs attentes.

Rappelle-toi : le seul juge de tes actions, c’est la personne que tu croises dans le miroir chaque matin.

Anthony Bourdon

Chaque petit choix compte

Le pouvoir de petit changement ou autrement dit l’effet cumulé, est une force puissante qui repose sur l’accumulation de petites actions répétées au fil du temps.

Ce concept démontre que ce ne sont pas les grands gestes isolés qui mènent au succès, mais plutôt la constance et la discipline dans les efforts quotidiens.

L’effet cumulé nous enseigne que les petites décisions, bien qu’elles paraissent insignifiantes sur le moment, peuvent avoir un impact monumental lorsqu’elles s’additionnent. C’est un rappel que chaque choix compte et que la persévérance est la clé pour atteindre nos objectifs à long terme.

Changer vos filtres pour changer votre ressenti

À longueur de temps, notre cerveau reçoit des informations provenant de notre environnement.

C’est ce que l’on appelle la perception.

Nos sens captent ces informations et les transmettent au cerveau.

Ensuite, vient l’interprétation : un processus complexe qui fait passer ces données à travers les différents filtres de notre esprit pour leur donner un sens.

Nos états émotionnels peuvent influencer ou altérer notre perception d’un événement ou d’une situation.

Lorsque vous êtes perturbé par un événement, vous pouvez envisager quatre autres façons d’interpréter ou de percevoir les choses. Cela permet d’apporter une certaine nuance et de prendre du recul par rapport à votre point de vue.

L’hypnose, quant à elle, permet de réinterpréter nos événements les plus difficiles en modifiant certains filtres de notre esprit, ce qui permet de désensibiliser les émotions associées.

Renforcer l’estime de soi de l’intérieur

L’accompagnement par l’hypnose pour l’estime de soi permet de surmonter les doutes personnels, de renforcer la confiance en soi et de favoriser une perception plus positive de soi-même.

Cela aide à reprogrammer les schémas de pensée négatifs et à développer une image de soi plus équilibrée et valorisante. Cette approche peut également permettre de mieux gérer les émotions liées aux expériences passées et d’encourager des comportements constructifs pour améliorer l’image de soi.

L’estime de soi doit venir de l’intérieur, indépendamment de ce que les autres pensent ou disent.

C’est le rapport que l’on entretient avec soi-même : il faut se respecter, et cela commence par notre dialogue intérieur.

Il est essentiel de se parler comme à un ami que l’on aime. Par exemple, lorsqu’on fait des erreurs, il faut se dire : « Ne continue pas comme ça », plutôt que de se dévaloriser en disant : « Tu es nul, tu n’y arriveras pas. »

Adopter un discours bienveillant envers soi-même est une étape clé pour construire une estime de soi solide et durable.

Quand le mental refuse de se taire

Très souvent dans notre vie, nous nous laissons envahir par des ruminations. Ces pensées répétitives, souvent négatives, ont tendance à tourner en boucle dans notre esprit.

Elles apparaissent fréquemment au moment de se coucher, lorsque le rythme du corps ralentit et que l’esprit, lui, s’emballe. Nos pensées se concentrent alors sur nos peurs ou nos doutes, souvent de manière exagérée.

Ces ruminations peuvent se traduire par une préoccupation excessive concernant des événements passés, des erreurs que nous avons commises ou des inquiétudes liées à l’avenir. Elles peuvent également être le reflet d’un mal-être plus global.

Ces pensées sont généralement accompagnées d’émotions comme l’anxiété, la tristesse ou la culpabilité. Les ruminations peuvent aggraver certains troubles tels que la dépression ou les troubles anxieux.

L’hypnose offre une approche intéressante pour explorer et reconsidérer ces pensées et émotions enfouies, facilitant ainsi la gestion et le traitement des ruminations.

illustration : Daniel Reche

Quand la nourriture devient un refuge

Dans notQuand la nourriture devient un refugere quotidien, il n’est pas rare de confondre la faim physiologique, qui répond à un véritable besoin de notre corps, avec la faim émotionnelle, souvent déclenchée par des facteurs psychologiques. Stress, ennui, tristesse ou même joie intense peuvent nous pousser à nous tourner vers la nourriture, parfois de manière compulsive.

L’hypnose est une technique qui permet d’accéder à l’inconscient, cette partie de notre esprit où se logent nos émotions, souvenirs et croyances profondes. En état hypnotique, il devient possible d’explorer les déclencheurs émotionnels qui sont à l’origine de nos comportements alimentaires. Par exemple, une personne qui associe inconsciemment la nourriture au réconfort peut découvrir, grâce à l’hypnose, les origines de cette association. Cela peut remonter à l’enfance, lorsque des douceurs étaient offertes pour calmer une peine ou célébrer un moment heureux.

En comprenant ces mécanismes, l’hypnose aide à modifier ces schémas émotionnels. Plutôt que de chercher une solution temporaire dans la nourriture, on apprend à identifier nos émotions et à y répondre de manière plus adaptée.

Que ce soit pour perdre du poids, réduire les grignotages ou simplement retrouver une meilleure écoute de son corps, l’hypnose en association avec une alimentation équilibré agit comme un puissant complément en aidant à transformer les habitudes ancrées.

photo : psychologue.net